Communiqué de presse

Transat Bénodet - Martinique / 2 milles à rattraper d'ic demain... - 25/04/2011 -

 

2 milles à rattraper d’ici demain…

 

 

A moins de 300 milles de l’arrivée, Erwan Tabarly a concédé sa place de leader et pointe désormais à la 2e place. Loin d’être abattu, le skipper de Nacarat prévoit de se reposer pour être d’attaque pour la nuit qui s’annonce – de nouveau – compliquée.

 

La nuit n’a pas été de tout repos pour les concurrents de cette Transat Bénodet – Martinique.  Enchaînant sans cesse pétole et baston, Erwan Tabarly a subi de nombreux grains et n’a que très peu dormi « il tombait des trombes d’eau, c’était nuit noire, je ne voyais pas les grains arriver, j’étais en short… Subitement on avait 30 nœuds de vent puis plus rien, j’ai dormi ¼ d’heure, je ne pouvais pas lâcher la barre ».

 

C’est dans ces conditions que le skipper de Nacarat, déjà aux prises avec deux de ses camarades,  a vu Generali lui passer devant, « à peu de choses près je passais devant lui, un grain m’avait permis de bien accélérer, seulement je n’avais pas le bon angle au vent ». Erwan a dû se résoudre à empanner derrière lui et ce sont désormais 4 Figaros – voire 5 avec Banque Populaire - qui se suivent avec pour seul objectif, rejoindre Fort-de-France en vainqueur. Ils font route directe vers l’arrivée et les options sont désormais limitées mais ce n’en est pas pour autant terminé pour Erwan « Nicolas Lunven va avoir une nuit difficile à gérer, je le sais j’ai vécu la même cette nuit ! On va de nouveau avoir beaucoup de grains et ça ne sera pas facile pour lui, le nouveau « chassé » ».

Le marin prévoit maintenant de se reposer quelques temps pour aborder cette nouvelle (et dernière ?) nuit « j’ai 2 milles à rattraper d’ici demain, cette Transat est pour moi, je vais dormir et être d’attaque pour la dernière journée ». Pour Erwan, l’arrivée en Martinique aura lieu mardi dans la soirée…

 

Erwan Tabarly heurte un OFNI - 22/04/2011 -

 

Transat Bénodet – Martinique

 

Erwan Tabarly heurte un OFNI

 

Début de journée chargé pour le skipper de Nacarat qui perd sa place de leader et heurte un OFNI… Plus de peur que de mal, Erwan Tabarly est bien décidé à reprendre sa 1e place chèrement gagnée !

 

« Peu après 11h ce matin, j’étais à l’intérieur du bateau, le bateau était sous spi et j’ai entendu un grand BANG ! Le bateau a ralenti et est parti au lof. J’ai cru que les safrans étaient cassés car il m’était impossible d’abattre, même avec le spi choqué. En fait l’OFNI devait être encore là. Je n’ai pas eu le temps de voir ce que c’était, je pense que quelque chose de très dur a tapé la quille. »

Désormais tout est revenu à la normale à bord de Nacarat, Erwan a repris sa vitesse et sa trajectoire. Il a plus que jamais le couteau entre les dents pour attaquer la suite ! 

Il faut dire que la journée avait mal démarré pour le marin qui découvrait la perte de son leadership au classement de 5h, « j’étais déçu ce matin, maintenant ça va mieux, il ne reste plus qu’à reprendre Fabien Delahaye. En voile il faut garder espoir, on passe de l’euphorie à la déception en quelques minutes, c’est vraiment dur pour les nerfs mais il faut garder la tête sur les épaules ».

C’est donc digéré pour Erwan qui est persuadé d’avoir encore des cartes à jouer avant l’arrivée à Fort de France « il y a encore 1000 milles à parcourir, de toute façon depuis le début c’est une course de sangliers, on a constamment la tête dans le guidon, on ne peut pas penser à autre chose qu’au bateau, on peut difficilement manger et se reposer tant les conditions sont difficiles ».

 

Erwan surveille de près le skipper de Port de Caen Ouistreham mais aussi ses poursuivants, Thomas Rouxel et Nicolas Lunven « ils font partie de la génération montante, ce sont des concurrents sérieux, ils ont largement comblé leur déficit de maturité. Maintenant vu leur expérience on ne peut plus dire que ce sont des jeunes… ce sont des jeunes aguerris ! ».

 Enfin à l’approche du week-end de Pâques, Erwan, grand amateur de chocolat, confiait n’avoir que peu entamé son stock « j’ai dû manger 2 plaques, je vais me rattraper dimanche ! Hier j’ai fait chauffer de l’eau pour mon petit déjeuner, le soir elle était encore dans la bouilloire, je n’ai pas eu le temps de me faire mon thé !D’ailleurs j’avais emmené 3 caisses de vivres pour les 3 semaines de course, je n’entame la 2e que maintenant… quand je vous dis que c’est une course de sangliers ! ».

 

 

"Je serai affûté à l'arrivée !" - 19/04/2011 -

 

« Je serai affûté à l’arrivée ! »

 

Dans le gros temps depuis 48h, Erwan Tabarly a bataillé ferme pour maintenir son Figaro Nacarat dans le haut du classement. « J’ai tartiné sec pendant 2 jours ! » s’amuse Erwan. Même si les classements lui donnent raison, Erwan a conscience que la route est encore longue et qu’il doit – parfois – recharger les batteries, mais la combativité du bonhomme finit toujours par reprendre le dessus !

 

« Les classements ne sont pas mal ! » souriait un Erwan Tabarly fatigué mais satisfait au téléphone cet après-midi. Pour autant, le skipper de Nacarat voit la fin de la « baston » arriver non sans une certaine impatience « je n’ai pas dormi depuis 2 jours, je n’ai mangé que des barres chocolatées depuis hier matin. Je pense que j’aurai bien maigri à l’arrivée. Je serai affûté !». Il faut dire que la flotte n’a pas été épargnée par les coups de vent depuis le départ de Bénodet le 10 avril dernier.

 

Depuis hier, Erwan traverse de nouveau un front dépressionnaire qui l’oblige à rester vigilant, constamment à la barre, pour être le plus performant possible « j’ai barré 15h d’affilée hier, je n’ai pas arrêté de partir au tas, ça le faisait bien mais c’était un peu limite… »

Bien que très attentif, Erwan s’est fait surprendre par un grain ce matin, qui l’a contraint à ranger le spi quelques temps « j’ai pris 2 grains sans affaler, au 3e le bateau est parti d’un coup. Je marchais à 18 nœuds et il s’est arrêté net. J’ai tout de suite choqué l’écoute de spi qui a fait un si gros bruit que j’ai cru que le mât était tombé ! Du coup je l’ai joué plus piano, j’en ai profité pour faire le point sur la météo, manger chaud, ranger le bateau… ». Un moment calme de courte durée pour le marin qui n’a pas pu s’empêcher de tout mettre en œuvre pour faire avancer son Figaro le plus vite possible « quand je me suis décidé à dormir un peu, j’ai vu que le bateau avait bien ralenti. Du coup, j’y suis retourné ! De toute façon je n’aurais pas pu dormir, je marche sur les nerfs. Pour moi manger et dormir passe au dernier plan, je dois d’abord tout faire pour être dans la meilleure position possible ».

 

Optimiste, le skipper de Nacarat, dans le haut du classement dès les premières heures de course et 2e au classement de 16h du jour, n’entend pas en rester là mais reste mesuré « il reste une semaine, voire 10 jours de course, il ne faut pas tirer de plan sur la comète… ».

 

"C'était du délire" - 13/04/2011 -

 

« C’était du délire ! »

 

Alors que les fichiers météo annonçaient une mise en jambe plutôt agréable pour ce début de Transat Bénodet – Martinique, seules les premières 24 heures ont offert un peu de répit aux figaristes. Bref échauffement pour la flotte qui a dû ensuite faire face à des conditions particulièrement musclées. Erwan Tabarly n’y a pas échappé, s’accrochant à la barre pour faire avancer au mieux son Figaro Nacarat. Après une nuit plus calme où il a pu enfin se reposer, Erwan attend aujourd’hui les prochains fichiers météo avec impatience. Il faut en effet traverser une zone de transition, peu venteuse… L’heure est aux options.

 

« Une journée de bûcheron ! »

 

Après des heures difficiles, Erwan Tabarly avait le moral hier soir. « Je n’ai rien mangé, je n’ai dormi que 40 minutes depuis le départ mais quand je vois le résultat au classement je suis content, je vois que ça paye. C’était vraiment une journée sportive, voire même un peu pénible, avec beaucoup de manœuvres ». Il faut dire que sous spi et grand-voile haute avec des pointes à 42 nœuds de vent, le skipper de Nacarat n’a pas ménagé ses efforts en ce début de course, « le bateau se couchait dès que je lâchais la barre. J’ai préféré rester dehors ; c’était impressionnant, le bateau était sous l’eau toute la journée ».

Néanmoins, Erwan avouait alors attendre avec impatience les prochaines heures pour enfin se reposer et manger. « Je crois que je vais passer du temps dans la bannette ! Et je vais me faire à manger… peut-être même 2 repas de suite ! ». D’autant qu’en plus des conditions extrêmement difficiles, vent fort, mer déchaînée avec des creux de 3 mètres, la flotte avait dû s’accommoder de dizaines de billes de bois, vraisemblablement tombées d’un container : « il y en avait partout, j’ai réussi à en éviter une au dernier moment en tirant la barre sinon je rentrais dedans… ». De la nécessité d’une vigilance de tous les instants…

 

« Les options se dessinent »

 

Comme prévu, à la vacation de ce matin, Erwan semblait plus reposé, « la nuit a été plutôt tranquille, j’ai bien profité de ces dernières heures pour dormir un peu. J’avais accumulé pas mal de fatigue les 2 premiers jours. Ca fait du bien de se remettre d’aplomb ». Il est désormais très impatient de suivre les fichiers météo, la journée plus calme devrait lui mettre de bien étudier la zone, les options pour la suite devant se décider rapidement. « Il faudra passer cette zone de transition sans trop ralentir, la décision est à prendre maintenant car demain on devra déjà être bien engagé. Je guette ce que font les autres, les options se dessinent… ». La journée sera peut-être plus sereine mais elle devrait être décisive pour la suite donc. « Il y aura des petits choix à faire dès ce soir ». Et les fichiers météo laissent planer pas mal d’incertitudes, « souvent ils divergent. Il est difficile de voir comment la situation va évoluer ces prochains jours ».

Au classement de 12h, le Figaro Nacarat pointait à la 4e place du classement, à 4,4 milles du leader, Gildas Morvan. Et Erwan de conclure : « j’observe tout ça et je tente de faire la meilleure route ! »

 

Transat - A 6 jours du départ - 05/04/2011 -

 

Hâte d’y être !

A 6 jours du départ de la Transat Bénodet – Martinique, le prologue a aiguisé l’appétit des coureurs. Le skipper de Nacarat ne déroge pas à la règle. Toujours aussi serein, même si la pression commence à monter, Erwan Tabarly se confie.

 

Le prologue ? J’y vais aussi pour gagner !

Le prologue s’est bien passé mais mon résultat n’est pas satisfaisant. J’étais super bien parti, ensuite j’ai commis des erreurs. A partir du moment où il y a un départ et une arrivée, j’y vais pour gagner ! Je ne pars pas sur une course en me disant que je vais faire 10 ou 15e, même si c’est un prologue.

C’est vrai que j’en ai aussi profité pour m’assurer que tout allait bien à bord. Cela m’a notamment permis d’essayer ma nouvelle grand-voile et de faire une dernière petite liste pour mon préparateur…

J’ai encore un peu de boulot sur le bateau, tout ne marche pas convenablement. Jeudi, je vais naviguer pour faire les derniers réglages et voir si tout est bien étalonné, la girouette, le mât… Dimanche le bateau sera prêt !

 

Mon état d’esprit ? Détendu et impatient !

La pression ne monte pas encore, je suis plutôt détendu. Le prologue m’a donné encore plus envie d’y aller. J’aime cette course, j’ai plutôt hâte d’être dans le feu de l’action. La semaine à Bénodet devrait être belle et ensoleillée, idéale pour une préparation sereine et sans pression.

Je n’appréhende pas de passer 3 semaines en mer en solitaire. C’est un peu plus stressant s’il y a baston au départ, mais nous devrions avoir de bonnes conditions. Dimanche je serai évidemment un peu tendu mais ce sera surtout lié au fait de prendre un bon départ…

 

Le départ ? Je pars presque de chez moi…

Le parcours dans la baie devrait être sympa. En plus Nacarat est là, je suis donc encore plus motivé pour faire un bon départ et sortir de la baie dans les premiers ! Je suis content de partir de Bénodet, c’est une ville que j’aime. Et puis je pars presque de la maison !

 

Les concurrents ? Ça ne va pas être facile d’être devant…

Nous ne sommes pas très nombreux mais c’est un beau plateau, nous devrions faire une belle course. Ça ne va pas être simple de gagner, de s’impose face à Gildas Morvan, Nicolas Lunven et tant d’autres encore… Moi qui les côtoie à l’entraînement, je sais que certains sont très dangereux. Mais une course est intéressante s’il y a de la concurrence, sinon ce n’est pas rigolo !

 

Mon objectif ? Gagner bien sûr !

Il faut dire les objectifs tels qu’ils sont, j’y vais pour gagner. Evidemment si je fais un podium je serai très content quand même ; mais si je ne fais pas de podium, je serai très déçu.

Il y a 2 ans j’ai terminé 2e à 4 minutes. Il y a des deuxièmes places qui sont décevantes et d’autres qu’on apprécie, dont on est fier, comme lorsqu’on a bataillé avec les 3e et 4e ! Cette année, comme pour chaque course, mon seul objectif c’est de gagner !

 

Route nord ou sud ? On verra…

La route sud est toujours plus sympa à naviguer. Si on avait le choix, on prendrait toujours la route sud ! Mais parfois elle s’annonce trop pénalisante.

J’aviserai en fonction de la météo, il est encore trop tôt pour le dire.

Saison 2011 - 17 mars 2011 -

Erwan Tabarly au taquet !

 

 

A 3 semaines du départ de la Transat Bénodet – Martinique, Erwan Tabarly se consacre à la préparation de cette nouvelle saison sous les couleurs de Nacarat, avec cette détermination sans faille qui le caractérise. C’est qu’il n’a pas l’intention de jouer les figurants ! Quelle que soit la course, la Transat ou la Solitaire du Figaro, son objectif est simple : Gagner ! Remporter cette Transat qui lui échappe pour 4’ en 2009 lors de la précédente édition, et grimper enfin sur la plus haute marche du podium d’une étape de la Solitaire. Ambitieux et réaliste, Erwan sait ce qu’il peut attendre de cette nouvelle saison.

                                            

Avec sa participation à la tentative de record du Trophée Jules Verne, Erwan a conscience de ne pas avoir suivi un entrainement hivernal très « conventionnel ». « Mais je connais mes gammes et mon Figaro Nacarat est au top. Ces semaines de mer à bord du Maxi Banque Populaire V m’ont énormément apporté. J’ai beaucoup appris en côtoyant d’autres marins, sur un tout autre format de bateau à la pointe de la technologie… Aventure particulièrement enrichissante ! » conclut Erwan.

 

 « Aujourd’hui, j’ai une revanche à prendre sur 2009… » Le ton est donné. Erwan a la niaque et ne manque pas d’envie d’en découdre. « J’ai pris vraiment beaucoup de plaisir la dernière fois. J’aime cette Transat en solitaire. Je suis passé à côté de la victoire pour 4 minutes, 4 petites minutes ! Donc mon objectif est simple : gagner et prendre autant de plaisir qu’il y a 2 ans ! »

 

De retour de la Transat, Erwan se plongera dans un entrainement intensif en vue de son 2ème objectif de la saison et non des moindres : La Solitaire du Figaro. Comme il ne participe pas à la Generali Solo, Erwan pourra se consacrer pleinement à la préparation de cette course, point d’orgue de la saison. « Après plusieurs podiums d’étapes, je veux en gagner une ! » confie Erwan.  « Je sais qu’il faut bien attaquer dès le début, partir sur une bonne lancée… après, les autres étapes s’enchaîneront. J’ai bien l’intention d’être au rendez-vous. Le parcours de cette année me convient tout à fait, avec plus de côtier que lors de certaines éditions. J’aime cet enchaînement entre côtier et traversée. La côte sud de l’Angleterre pourrait bien être déterminante. Cette édition 2011 risque fort d’être… plus qu’intéressante ! ».

 

Enfin, pour finir en beauté une saison déjà bien remplie, Erwan participera à la Solo Quiberon. Vainqueur en 2009 et 3ème l’année dernière, le format de la Solo Quiberon lui réussit plutôt bien. « Paradoxalement, j’ai toujours pensé que la Solo Quiberon serait la dernière épreuve du Championnat que je gagnerais ! Moi-même, je me suis surpris. On m’avait toujours vu plutôt comme un skipper du large. Les 2 précédentes éditions m’ont prouvé le contraire. »